Pendant la Seconde guerre mondiale, intervenir sur les murs de la ville est d’abord et avant tout un acte, qui s’adapte à l’urgence et au danger. La lacération des affiches de l’occupant, ou les inscriptions de signes tels la croix de Lorraine ou le « V » de la victoire relaient la lutte contre les nazis et la collaboration. Les risques encourus et la précarité des moyens matériels rendent l’affichage difficile. Mais si les résistants privilégient la distribution de journaux ou de tracts clandestins, ils apposent aussi sur les murs des papillons ou des affichettes pour marquer publiquement leur hostilité.
L’exposition est finie
L’exposition a fermé ses portes dimanche, mais voici une dernière galerie de photographies des différentes salles du parcours. Merci à vous d’avoir été aussi nombreux à la visiter !
- A l’entrée de l’exposition
- Aperçu de la première vitrine de l’exposition consacrée à la Révolution française
- Plusieurs affiches d’Olympe de Gouges, dont celle qui la conduisit à l’échafaud
- Des affiches de la Commune de Paris, qui constituaient le coeur de l’exposition
- Une presse Stanhope, dans un espace consacré à la fabrication des affiches
- Des affiches du début de la IIIème République, témoignant des luttes entre la droite catholique et la gauche républicaine
- Des étiquettes de cahiers d’écoliers, utilisés pendant la période de la Résistance pour laisser discrètement des messages sur les murs
- Une sélection d’affiches sérigraphiées de Mai 68
- Un nouvel usage de l’affiche durant les années 70 : portées sous la forme de pancartes au cours de manifestations féministes
- Des affiches de graphistes contemporains (Vincent Perrottet sur le mur de gauche et Pierre Di Sciullo en face)
- Un ensemble d’affiches du graphiste contemporain Vincent Perrottet
Quand la publicité recouvre les affiches politiques
Braquehais, témoin de la Commune, photographie Paris. Ils n’ont pas été si nombreux ceux qui ont immortalisé les barricades pendant les dix semaines de l’insurrection. On connaît ses clichés de la déposition de la colonne Vendôme et des barricades, moins ses prises de vue des palissades couvertes d’affiches de toute nature. Lire plus…
Deux jeunes étudiants en Arts Appliqués en pleine ACTION !
Il n’est pas rare au cours de cette exposition de rencontrer des étudiants en Arts Appliqués, certains d’entre eux visiblement inspirés, carnets de croquis en main. Lire plus…
Mai 68 et le style « Atelier populaire »
L’atelier populaire des Beaux-Arts sera l’un des hauts lieux de la contestation [en mai 68]. Plusieurs facteurs concourent à son élection. La forte concentration d’artistes bien sûr mais aussi l’arrivée d’une toute nouvelle technique, la sérigraphie, introduite par les artistes Guy de Rougemont et Eric Seydoux qui l’avait apprise aux États-Unis. La sérigraphie supplante la lithographie jusque là dominante. Il s’ensuit une transformation de la production et de la diffusion.
Fermeture exceptionnelle lundi 18 février matin
En raison d’une cérémonie officielle
sur le site des Invalides,
l’exposition Affiche-Action
sera exceptionnellement
fermée
lundi matin 18 février 2013
Ouverture à partir de 13 h !
Olympe de Gouges : la liberté d’afficher ou la mort
Les visites scolaires sont l’occasion de faire découvrir l’exposition à des lycéens, mais il ne s’agit pas d’une relation à sens unique ! Ces jeunes visiteurs apportent leurs points de vue sur les pièces exposées et font des ponts avec leur environnement, suscitant parfois des rapprochements inattendues.
C’est ainsi qu’à l’occasion d’une visite, des lycéens ont réagi devant l’une des grandes figures de l’exposition Affiche-Action : Olympe de Gouges. Cette personnalité importante de la Révolution française est connue pour son combat en faveur de la reconnaissance des droits des femmes ou l’abolition de l’esclavage, mais on ignore souvent que c’est à cause d’une affiche qu’elle périt guillotinée en 1793. Lire plus…
« L’affiche doit être un vrai coup de fouet » : les bons conseils de l’abbé Fourié
« L’affiche doit être un vrai coup de fouet ; elle ne supporte pas la médiocrité ».
Cette phrase est tirée d’un ouvrage paru à Montpellier en 1895 : « De l’affichage politique, conseils pratiques pour la rédaction, l’apposition et la protection des affiches », qui peut être considéré comme un des premiers manuels de communication politique.
Quand affiches et pancartes envahissent la rue, les bibliothécaires russes veillent !
Des concours de photos sur l’affichage politique en Russie ont été organisés sur Internet, dont le premier à l’initiative de la Bibliothèque publique historique de Moscou et du centre des droits de l’homme Memorial, et ce bien avant les dernières élections de 2011, qui ont soulevé une vague de protestations.
Visite scolaire du 15 janvier 2013
Les photographies des ruines et des affiches de la Commune au pied des monuments parisiens n’ont pas laissé indifférents les élèves d’une classe de 3ème du Collège Jean Moulin de Neuilly-Plaisance (93) venue visiter l’exposition.
Leur surprise a été de découvrir que la photographie existait déjà à cette époque.
La nôtre de les voir à leur tour prendre des photos de vieilles photos !
Merci à eux pour la curiosité et l’intérêt qu’ils ont manifesté pour cette exposition.
Joëlle Lemoine, BDIC


A l'entrée de l'exposition
Aperçu de la première vitrine de l'exposition consacrée à la Révolution française
Plusieurs affiches d'Olympe de Gouges, dont celle qui la conduisit à l'échafaud
Des affiches de la Commune de Paris, qui constituaient le coeur de l'exposition
Une presse Stanhope, dans un espace consacré à la fabrication des affiches
Des affiches du début de la IIIème République, témoignant des luttes entre la droite catholique et la gauche républicaine
Des étiquettes de cahiers d'écoliers, utilisés pendant la période de la Résistance pour laisser discrètement des messages sur les murs
Une sélection d'affiches sérigraphiées de Mai 68
Un nouvel usage de l'affiche durant les années 70 : portées sous la forme de pancartes au cours de manifestations féministes
Des affiches de graphistes contemporains (Vincent Perrottet sur le mur de gauche et Pierre Di Sciullo en face)
Un ensemble d'affiches du graphiste contemporain Vincent Perrottet


















